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À propos de croyance


L'Etre Humain est croyant, c'est une réalité!

Il ne s'agit pas d'une partie de la population, ni de quelques individus plus naïfs que d'autres, non, cela concerne absolument tout le monde. La croyance fait partie de notre quotidien sous toutes latitudes que ce soit. Chacun croit à sa manière, en regardant en haut, en bas, en fermant les yeux ou en croisant les doigts; croit à sa bonne fée ou à son bon génie, aux pouvoirs surhumains, surnaturels, aux forces du bien ou à celles du mal pour autant que l'on sache où se situent le bien et le mal. Quels que soient le domaine, la forme ou la manière, chaque fois que le doute, ou l'envie, s'installent, quand soudain la peur paralyse ou que la force ne suffit plus, la croyance est l'issue de secours à portée de mains pour résoudre les problèmes quotidiens de notre existence.

La croyance n'est donc pas une particularité, mais une nécessité. Chacun/e se doute, sait, voit, qu'il se passe des « choses » qui nous dépassent, mais ne sachant pas les expliquer, voire les comprendre, il/elle remet sa confiance à des professionnels de la croyance, qui n'ont, pour une très large majorité (soyons réalistes), pas plus de certitudes que ceux qui doutent sauf qu'au moment du doute, eux ont l'esprit vif. Ce qui devrait être une opportunité d'éveil pour le/la croyant/e devient vite une voie sans issue face au miroir et un commerce juteux derrière le miroir.

Avant de croire à l'inexpliqué, il faudra d'abord croire à la vraisemblance du discours de l'interlocuteur, intermédiaire autoproclamé de l'inexpliqué. Ce qui fait du/de la croyant/e, quelles que soient ses intentions, une proie facile en situation de dépendance donc une victime toute désignée. Sans repère fiable, celui ou celle qui se contente de croire est terriblement vulnérable.

S'il existe bien des « intermédiaires » servant de pont entre le visible et le compréhensible, ils ne sont pas « repérables » par une plaque en cuivre au-dessus de la sonnette de la porte d'entrée. Ils sont là quand on ne les attend pas pour donner la réponse que l'on espérait plus. Savoir comprendre les hasards, les concours de circonstances, plus schématiquement les « signes » de notre quotidien n'est pas, justement, laissé au hasard. C'est la raison pour laquelle les routes doivent se croiser naturellement sans avoir à chercher qui rencontrer. C'est l'expérience des uns qui s'offre naturellement à la méconnaissance des autres, sans attaches, sans coût, sans regret. C'est un échange. Chacun doit faire son travail, comprendre, avancer et réussir pour, le moment venu, apprendre cela à d'autres qui ne savent pas. L'échange ayant eu lieu, les routes se séparent ! Il est donc peu probable qu'il puisse exister des donneurs d'ordres obtenant leurs instructions de ce qu'eux même ne connaissent pas.

Mais voilà, le croyant ne sait pas cela !

Une majorité de sincères, désireux de se rapprocher de la perfection, une part d'envieux cherchant à obtenir ce qui leur échappe et au milieu une poignée de marionnettistes assez malins pour tirer les ficelles à leurs avantages.

Il n'en faut pas plus pour que naisse la religion.
La science mosaïque Égyptienne, qualifiée à tort de polythéisme, et le monothéisme sont apparus dans cet ordre. Ce n'est pas sans raison. Les deux sont étroitement liés. Pourquoi ? Comment ? L'histoire commence, il y a déjà bien longtemps. Une histoire à observer avec beaucoup de recul pour bien voir l'ensemble de l'échiquier. Une étude qui offre la particularité d'être détachée de toute théologie, mais entachée de réalisme pour que chacun, selon ses convictions, ses certitudes ou ses croyances, y trouve matière à réflexion. Je vous en reparlerez sûrement


Fev. 05 - Denis NOTARI - Tous droits réservés.


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