www.axiologue.com


Hiboux, Proulx, Mailloux, cailloux.

Rappel des faits
Part. 1 - L'enfer
P
art. 2 - Le paradis
Part. 3 - Avocats du diable contre gardiens du paradis.

- 2 -
Le paradis

Ces explosions médiatiques hors de contrôle (rappel des faitspart. 1) se produisent généralement quand une réalité essentielle ne retient plus l’attention de quiconque et tend à se banaliser au point de disparaître. En d’autres termes lorsque les effets de la manipulation de masse se faisant sentir, l'individu est détourné de ses véritables valeurs de référence. Les raisons qui enclenchent le processus sont pratiquement toujours les mêmes: désinformation, préjugés, pollution intellectuelle, le tout sous couvert de moralité ou de démocratie. Ce qui se passe alors est un rééquilibre naturel.
La porte d’un paradis utopique vole en éclats avec un bruit d’enfer. Cela réveille les anges et inquiète, non sans raison, les garants de la morale

L’affaire P. MAILLOUX, à l’origine de l’explosion médiatique et de l’amalgame qui a suivi, est un rééquilibrage naturel. P. MAILLOUX, comme les responsables de l’émission de télévision « tout le monde en parle » à laquelle il était invité, ne pouvez pas prévoir que ses paroles allaient déclencher les foudres de l’enfer et il ne leur était pas donné de le savoir. La situation a été hors de contrôle tout simplement parce que le franc-parler de l’un associé à l’émission des autres allait en être l’instrument. S’en prendre à eux revient à lyncher le facteur qui met une facture dans la boîte aux lettres, c’est se tromper d’adversaire.

Disons que l’union du diable et de Dame nature a trompé la vigilance des garants de la morale pour que l’objectif prévu soit atteint: réveiller les anges campés sur leurs certitudes et servir une prise de conscience collective. La difficulté consiste alors, une fois réveillés, à ne pas se laisser emporter par les "à priori" et s’abstenir de crier au diable pour regarder dans la bonne direction, celle d’où vient le bruit.

Le piège de l’enfer se situe très précisément à cet instant et tous les anges sans exception vont y tomber les uns après les autres en cédant aux préjugés. Car ce bruit, même provoqué par une émission télé au milieu de nulle part, résonne dans leur maison, dans leurs oreilles. Le bruit est causé par l’impact des paroles prononcées qui raisonne dans leurs têtes. Seuls/es celles et ceux qui sont concernés/ées par ce bruit vont sursauter et réagir. Ce détail a son importance. Cela permet ainsi de cibler le problème avec une réelle précision. Le point de discorde étant involontaire, cela disculpe la source, tant P. MAILLOUX que les responsables de l’émission télé. Le bruit révèle donc pour celles et ceux qui sursautent une grave erreur de perception et de fausses certitudes. En voici les raisons.

P. Mailloux commente une étude faisant état des conséquences de l’esclavage sur l’intelligence des noirs. Il aurait pu tout aussi bien le faire pour des prisonniers blancs ou des enfants en milieu défavorisé avec sûrement les mêmes conclusions d’ailleurs. En déduire que les Noirs ne sont pas intelligents pour en appeler au racisme ne peut se faire qu’à condition de comprendre la phrase dans le sens inverse. Cela relève d’un anachronisme. C’est donc bien une grave erreur de perception qui en est la cause et cela revient à se tromper d’adversaire.

La réaction émotionnelle va à présent donner la réelle signification du problème. Ce sont les personnes de race noire qui vont principalement réagir, seules ou par organismes interposés. Or, paradoxalement, le problème soulevé par P. MAILLOUX ne concerne pas la population noire, mais blanche précisément. En effet, si l’étude démontre que l’esclavage a eu des conséquences sur l’intelligence de la population noire, les responsables en sont ceux qui l'ont pratiqué. Donc, les blancs américains. En conséquence, la réaction aurait dû porter sur leurs responsabilités et les mesures à prendre pour réhabiliter les victimes de l'esclavage. Également comprendre que tous les pays d’Afrique sciemment déstabilisés par le monde occidental subiront tôt ou tard les mêmes conséquences que l’esclavage et qu’il convient d’en prendre conscience sans tarder.

Les personnes de races noires avaient l’opportunité de défendre leur cause de façon intelligente, ils sont tous passés à côté du problème. En criant au racisme, ils se trompent de cible et dévoilent leur propre état d’esprit. En effet, il est fort probable, compte tenu des circonstances, que si l’étude avait ciblé des personnes de race blanche, ils se seraient abstenus de réagir ou l’auraient acquiescé. Cela revient précisément à faire d’eux ce qu’ils reprochent à P. MAILLOUX. Ce n’est donc pas une question de racisme, mais un problème de liberté d’expression. Car le sujet abordé est bien réel même si la forme n’y était pas. Il aurait été légitime de s’en prendre à l’étude, à ceux qui l’ont rédigé ou à ceux qui l’ont commandé, mais certainement pas à celui qui l’a commenté.

Pour finir, le terme "intelligence" les a foncièrement heurtés précisément parce que même avec un niveau intellectuel bien supérieur aux esclaves, eux n’ont pas saisi le sens de la phrase qui les a fait réagir. Leur entêtement à vouloir trouver des problèmes de racisme là où il n’y en a aucun prouve pour le moins qu’ils manquent d’intelligence. Triste réalité, les anges, persuadés être au paradis, viennent de se brûler les ailes dans les flammes de l’enfer.

Le rejet systématique des sujets qui dérangent se produit chaque fois que les à priori sont plus forts que la réalité. Il faut alors faire preuve de discernement et ne pas se précipiter pour accuser "l’autre". Voilà pourquoi l’enfer vient régulièrement sans prévenir réveiller les anges et balayer leurs certitudes. Les dégâts ne peuvent alors pas être ailleurs que dans ce qui subit le choc émotionnel: leur tête! Ce qu’ils entendent n’est rien d’autre qu’une information venant transpercer leur mental pour remettre en question leurs à priori et leurs certitudes.
Ils n’ont plus qu’à faire le ménage… chez eux bien sûr!

En marge de toutes sources d’épanouissement ou formes d’évolution, le paradis est en fait une altération de l’esprit conditionnée par la croyance.
Celle-ci se manifeste par de flagrantes erreurs de perception commises avec une certitude absolue. Le sujet atteint de croyance est généralement déconnecté de la réalité et ne présente aucun signe de richesse intellectuelle (ouverture d'esprit). Le paradis est la propriété exclusive d'une espèce en voie de prolifération, les garants de la morale. Ceux-ci, généralement les moins irréprochables, embrasent les flammes de l’enfer chaque fois que les évidences les mettent en contradiction ou qu’une prise de conscience met leur suprématie en danger.

Au paradis, la fiction est une réalité quotidienne.



Octobre. 05 -Denis NOTARI - Tous droits réservés.


Crédits et Dernières mises à jour | Contacts | ©2005 Denis Notari AXIOLOGIE.